Politique-Citoyenneté

Jeudi 10 mars 2011 4 10 /03 /Mars /2011 08:38

© Pure Artmony

 

À la faveur d'une dérive regrettable, des idées xénophobes, voire racistes, se banalisent en France au plus haut niveau de l'État (voir la condamnation de Brice Hortefeux pour injures raciales), comme dans les grands médias (voir la récente condamnation d'Éric Zemmour pour provocation à la haine raciale). Quelles que soient les raisons de ces débordements irresponsables (racisme ordinaire, calcul électoraliste ou positionnement différenciateur dans la société du spectacle) le mal, lui, progresse, telle une gangrène. Face à cette forme de décadence éthique, nous pouvons heureusement louer des actions positives, comme celle de l'European Coalition of Cities Against Racism.

 

Sous l'initiative de l'UNESCO, l'E.C.C.A.R. a été créée en décembre 2004 afin de mettre en place un réseau de villes souhaitant partager leurs expériences et méthodes pour combattre le racisme, la xénophobie et les discriminations. Il regroupe aujourd'hui 104 municipalités, réparties dans 22 pays d'Europe. Un plan d'action en 10 points, consultable sur le site de l'E.C.C.A.R. cadre les grandes lignes de leur action.

Aux côtés des poids lourds (Madrid, Paris, Rome, Berlin, Glasgow, Genève, Odessa, Sarajevo, Stockholm, etc.), des villes moyennes et petites agissent également : Lyon, Nantes, Sarcelles, Pontault-Combault et… Toulouse !

 

En 2011, sous l'impulsion de Jean-Paul Makengo, adjoint au maire de toulouse, en charge de la diversité et de l'égalité ainsi que de la police administrative, Toulouse prend le leadership de l'E.C.C.A.R. en matière de communication. L'agence Pure Artmony s'est vue confier la réalisation d'un visuel universel destiné à être diffusé et décliné dans l'ensemble des villes du réseau européen pour l'année 2011. Une fois de plus, nous sommes fiers d'avoir été choisis pour servir une cause qui nous est particulièrement chère.

 

Ce visuel positif symbolise la diversité ethnique, unifiée (et donc acceptée) sous les couleurs de l'Europe. Le drapeau Européen, qui leur "colle" littéralement à la peau, estompe les différences. Tous unis, sous un même drapeau, sous une même citoyenneté européenne.

 

 

Quelques aperçus du Making Of :

Direction de la création : Emmanuel Quéritet

Direction artistique : Séverine Carll

Photographe : Polo Garat

Maquilleur : Olivier Chauzy

Modèles : Alana, Coline, Nawel, Jean-Julien, Abdelkader, Marius.

 

ECCAR 0283

Alana (la schtroumpfette)

 

ECCAR 0287

Jean-Julien (Avatar)

 

ECCAR 0295

Trois sourires d'anges bleus (Coline, Nawel, Alana)

 

ECCAR 0278

Dans la vie il faut savoir commencer au bas de l'échelle…

 

ECCAR - Pure Artmony

Maître Polo dans ses acrobaties

Par Emmanuel Quéritet - Publié dans : Politique-Citoyenneté - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Mardi 27 avril 2010 2 27 /04 /Avr /2010 15:38

2--EXEjfvttVECTDe temps à autre un entrefilet dans les médias nous rappelle que des élus locaux protestent contre une certaine réforme. Celle-ci, baptisée prosaïquement « réforme des collectivités territoriales » est un des grands chantier de l’État auquel les citoyens n’accordent, à mon avis, pas suffisamment d’importance. Essayons d’en évaluer les conséquences en quelques lignes…


Cette volonté de réforme s’inscrit globalement dans une politique de rigueur drastique menée tambour battant par le gouvernement. On nous explique, en deux mots, que simplifier les échelons de la décentralisation, ça fera moins de tracas et d’impôts pour les citoyens et surtout beaucoup d’économies : moins d’élus, moins de fonctionnaires, moins de dépenses de fonctionnement. Vu comme ça et au regard du déficit abyssal de nos budgets publics, l’idée paraît plutôt séduisante. Mais, dès que l’on rentre un peu dans le détail, plusieurs éléments du projet posent question…

 


Les mesures phares

• En premier lieu il est proposé de réduire le nombre de Régions métropolitaines. Elles passeront de 22 à 15, mais seront plus étendues géographiquement.

 

• 11 grandes Communautés urbaines (agglomérations de plus de 400 000 habitants) récupèreraient un certain nombres de compétences des Départements.


• Les champs de compétences des Départements et des Régions seront redéfinis, notamment en ce qui concerne la clause de compétence générale.

 

 

Certains observateurs alertent déjà l’opinion sur le risque de déséquilibre des territoires. En effet, les 11 métropoles (Lyon, Lille, Marseille, Bordeaux, Toulouse, Nantes, Nice, Strasbourg, Rouen, Toulon et Rennes), déjà riches et fortement peuplées, seront favorisées par l’apport de compétences (et donc de financements) supplémentaires. En revanche, les Départements et Régions verront leur influence diminuer et devront se contenter de leurs missions habituelles, héritées de la décentralisation, qu’elles appliqueront essentiellement en zone rurale. Géographiquement, ces zones étant faiblement peuplées et très étendues, il y a un risque de dilution des financements. Les plus pessimistes nous annoncent déjà une campagne désertée et pauvre, à l’image de certains pays comme l’Espagne ou le sud de l’Italie…

 


Vous avez dit politique ?Trouver une nounou pour mon bébé

Par ailleurs, les département et régions font justement signaler que la compétence générale (qui concerne 10 à 15% du budget en moyenne) est justement un bol d’air qui leur permet d’effectuer de véritables choix politiques. Lorsque l’on sait que la moitié des départements et la quasi totalité des régions sont présidés par l’opposition, on pourrait facilement en déduire que cette clause de compétence générale est un outil politique qui permet de contrecarrer certaines décisions du gouvernement. Ou, tout au moins, dans la plupart des cas, d’exercer un véritable contre-pouvoir. Nous sommes alors en droit de nous demander si le gouvernement ne tente pas de faire d’une pierre deux coups en réalisant, certes, des économies, mais également en diminuant le pouvoir de décision et le nombre d’élus des partis d’opposition.

 


Le ton monte, la Haute-Garonne reste positive

La suppression, sans étude d’impact préalable, de la taxe professionnelle porte un coup violent aux collectivités. Elle vient s’ajouter à la longue liste de décisions prises à l’emporte-pièce d’un gouvernement qui, visiblement, tire d’abord et réfléchit ensuite. Du coup, le ton monte, notamment dans les départements qui crient à qui veut l’entendre qu’ils sont au bord de la cessation de paiement. Certains multiplient les annonces alarmistes et les discours anxiogènes. Le département de la Haute-Garonne, lui, a choisi de lancer une grande campagne d’information sur ses actions auprès des citoyens. Collèges, action culturelle, entretien des routes, aide aux communes, aide sociale, aide aux entreprises en milieu rural, ce sont en tout 12 messages qui sont diffusé tout au long du printemps en média et hors média (PQR, web, presse institutionnelle, affichage)… Artmony est très fière d’avoir été choisie pour mettre en mots et en images cette campagne citoyenne. L’axe retenu pour la signature est définitivement positif et marque l’implication du Département dans le quotidien des Hauts Garonnais : « Mon département, avec moi tous les jours »…

Jusqu’à quand ?

 

NB : Les visuels illustrant cet articles sont extraits de la campagne créée par Artmony pour le Conseil Général de la Haute-Garonne

 

Vivre dans un logement adapté à mon handicap

 

Par Emmanuel Quéritet - Publié dans : Politique-Citoyenneté - Communauté : Parlons politique
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Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /Fév /2010 13:28
Au Québec, figurez-vous, on pense que l'immigration est un bienfait. On sait bien que les flux migratoires humains sont  inévitables, et on considère que c'est une chance pour un pays d'avoir une forte attractivité. Car, finalement, qu'est-ce qui fait la valeur d'un pays, sa compétitivité, sa culture si ce n'est la population qui l'habite… De plus, en considérant les choses d'un point de vue objectif, nous devons bien reconnaître que celui qui a choisi un pays comme destination d'immigration (et donc a fait le choix, pas toujours facile, de quitter sa terre natale) a une motivation supplémentaire par rapport à celui qui n'a fait "que" naître dans ce pays. Nous pouvons donc raisonnablement imaginer que l'immigrant est animé d'ambition, d'esprit d'entreprise et d'une farouche volonté de réussite. Fort de ce constat, le gouvernement du Québec a lancé ces dernières semaines une grande campagne d'information et de recrutement que l'on a pu remarquer dans la presse française.

Immi-Québec
Quelle surprise pour moi de découvrir cette campagne rafraîchissante, diffusant un message d'accueil diamétralement opposé aux discours qui émanent de l'Élysée. Quel contraste que ces sourires au milieu des médias français qui, s'engouffrant dans la brèche ouverte par  le gouvernement, n'en peuvent plus de s'embourber dans des débats nauséabonds sur l'identité nationale et la burqa. C'est un peu comme si nos cousins québécois nous jetaient à la face le pitoyable état de délabrement moral dans lequel nous sommes : repliés sur nous mêmes, haineux, xénophobes et revanchards, inefficaces économiquement et arrogants… Cette cristallisation des angoisses d'une société malade sur une partie de la population comme origine de ses problèmes nous ramène aux heures les plus sombres de l'histoire de l'Europe. Quelqu'un s'est il au moins donné la peine de mesurer l'impact réel, économique et culturel, de l'immigration sur la vitalité de la France ? Pas à ma connaissance.

Alors, comment en sommes-nous arrivés là ? Tout simplement par une volonté politique cynique et irresponsable qui a choisi de banaliser le discours du Front National pour siphonner son électorat. D'un strict point de vue comptable, l'idée était bonne, la victoire a été assurée et le FN est exangue, vidé de sa substance. D'un point de vue moral, en revanche, les dégats apparaissent comme étant considérables.
Je dis "apparaissent" car, finalement, qui nous dit que la parole dominante, élaborée par l'État (et massivement véhiculée par des médias serviles), reflète vraiment la pensée française ?
Nous le saurons peut-être… En 2012.

Quelques liens :
Pour la suppression du ministère de l'identité nationale et de l'immigration.
Pour réfléchir sur la notion d'identité nationale multiculturelle
Pour quitter la France (pendant qu'il en est encore temps).



Par Emmanuel Quéritet - Publié dans : Politique-Citoyenneté - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Vendredi 20 novembre 2009 5 20 /11 /Nov /2009 14:11
Par Emmanuel Quéritet - Publié dans : Politique-Citoyenneté - Communauté : Ecologie et Environnement
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Jeudi 30 avril 2009 4 30 /04 /Avr /2009 16:41
Il y a ceux qui ont voté OUI à l'Europe, et ceux qui ont voté NON. Il y a les eurofervents et les eurosceptiques. Il y a ceux qui comptent toujours en anciens francs, ceux qui comptent toujours en francs et ceux qui n'ont jamais compté autrement qu'en Euros. Il y a ceux qui sont pour une Europe fédérale, et ceux qui préfèrent une Europe des nations. Il y a ceux qui ont lu le traité constitutionnel, ceux qui l'ont compris, ceux qui ne l'ont pas compris, ceux qui le préfèrent simplifié. Mais, globalement, pour tout le monde, c'est quand même bien abstrait, l'Europe.

Campagne Parlez-vous européen ? conçue par Artmony pour l'occasion.
Une approche directe et conviviale pour démystifier le monstre qui fait peur à tout le monde


Or, aujourd'hui l'Europe est partout dans notre vie quotidienne : dans nos villes, dans nos campagnes, dans nos écoles, dans nos institutions, dans nos tribunaux, dans nos assiettes, dans l'énergie que nous utilisons, dans nos banques. Peu d'entre nous imaginent l'impact et l'influence de cette institution.

Du 4 au 9 mai, la Ville de Toulouse fête l'Europe et, au travers de stands, d'expositions, de conférences, de films et de concerts, permet au public de prendre conscience de l'importance des décisions du Parlement de Strasbourg dans notre vie quotidienne. Ça tombe bien, il paraît qu'on vote bientôt pour les élections européennes. Ce serait dommage de confondre ce scrutin avec un scrutin national ;-)
Par Emmanuel Quéritet - Publié dans : Politique-Citoyenneté - Communauté : Parlons politique
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Dimanche 8 mars 2009 7 08 /03 /Mars /2009 08:00
Journée Internationale des Femmes
On aurait tort de considérer que les luttes des femmes pour leurs droits sont un combat d'arrière-garde. Qu'on se le dise une fois pour toute, le 8 mars n'est pas la journée où monsieur doit offrir une rose à madame, ou lui proposer de prendre son tour de vaisselle. Non, à Toulouse cette journée est placée sous le signe de la commémoration et de l'engagement.


Cette journée, donc commémore un lent parcours vers l'émancipation, vers la reconnaissance d'un statut égal à celui de l'homme depuis la "Déclaration du droit des femmes et de la citoyenne" rédigée par Olympe de Gouges en 1791. Je vois d'ici les haussements d'épaules de tous ceux qui considèrent que les associations féministes comme "les chiennes de garde" exagèrent, que c'est un combat d'arrière-garde, justement.
Pour tous ceux-là, un petit rappel, s'il n'en fallait qu'un : plus de 47 500 faits de violences volontaires sur femme majeure par conjoint ou ex-conjoint ont été enregistrés par la police et la gendarmerie en 2007. Oui, ça fait juste 130 femmes battues par jour en moyenne en France, et environ 10 par mois en meurent...
(Source : Bulletin de l'observatoire National de la Délinquance - Juillet 2008)
Je continue ?
Je vous parle des disparités de salaire à poste et à responsabilités égales ?
Je vous parle de la loi sur la parité ? Partout où c'est obligatoire (municipales, cantonales…) les candidats aux élections se présentent dans une parité exacte. Dès que ce n'est plus obligatoire dans le scrutin, le naturel politique revient au galop et les mâles se retrouvent à nouveau en majorité… Certains réflexes ont la vie dure.

La charte Européenne : une lueur d'espoir.
Heureusement certaines collectivités ont signé la charte Européenne qui repose sur 6 principes de base :
• L’égalité des femmes et des hommes constitue un droit fondamental.
• Afin d’assurer l’égalité des femmes et des hommes, les discriminations multiples et les obstacles doivent être pris en compte.
• La participation équilibrée des femmes et des hommes à la prise de décision est un préalable de la société démocratique.
• L’élimination des stéréotypes sexués est indispensable pour l’instauration de l’égalité des femmes et des hommes.
• Intégrer la dimension du genre dans toutes les activités des collectivités territoriales est nécessaire pour faire avancer l’égalité des femmes et des hommes.
• Des plans d’actions et des programmes adéquatement financés sont des outils nécessaires pour faire avancer l’égalité des femmes et des hommes.

En Midi-Pyrénées, le Conseil régional, engagé de longue date dans le processus a déjà commencé à mettre en application certaines mesures très concrètes de cette charte en planifiant 18 actions concrètes, telles que :
- Le soutien aux projets de promotion de l'égalité femmes-hommes
- La mise en place d'une conférence euro-régionale sur l'égalité
- L'organisation du prix de l'égalité professionnelle (depuis 2006)
- Le prix femmes et sports
- La mise en place de formations sur l'égalité auprès des agents de la Région
- etc.

À Toulouse, le maire, Pierre Cohen, a prévu lui aussi de signer cette charte le 8 mars et de bâtir un programme d'actions concrêtes tout au long de son mandat.
En tant qu'agence de communication, nous sommes très fier d'avoir été choisi pour concevoir les supports de communication autour de cet événement… Et, en tant que citoyens, nous attendons avec impatience de voir émerger les premières mesures concrètes.

Par Emmanuel Quéritet - Publié dans : Politique-Citoyenneté - Communauté : Parlons politique
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Lundi 10 novembre 2008 1 10 /11 /Nov /2008 17:13
Tout a commencé, je crois, par ce que l'on a convenu de nommer la "crise de la représentativité". Parce que la représentatitivité c'est la base du concept républicain. Une idée simple et forte : les élus doivent représenter le peuple, l'incarner. Or, un jour, les citoyens se sont rendu compte que les hémicycles nationaux et régionaux étaient peuplés d'individus mâles, blancs de plus de 50 ans dont les niveaux d'études et de revenus étaient bien au delà de la moyenne des français lambda. On y comptait et compte encore très peu de jeunes, très peu de femmes, et en général aucun représentant des communautés immigrées. Pire que ça : ces gens étaient incapables de s'exprimer dans une langue compréhensible. Un champ sémantique trop riche, des formules ampoulées, des mots de plus de quatre syllabes et des références culturelles d'un autre siècle… C'en était trop, la révolte des électeurs a commencé a gronder en même temps que les scores des partis extrémistes et des politiciens démagogues s'élevaient. On a eu beau instaurer des "quotas" (pour les femmes, notamment) : trop tard, le divorce était consommé.

C'est alors qu'a germé l'idée de "démocratie participative". Puisque c'était trop long de faire en sorte que les politiques représentent le peuple, alors, on a demandé au peuple de se représenter lui-même. Une solution d'urgence, presqu'en forme de constat d'échec. Les forums internet de "Désirs d'avenir" (site de campagne de Ségolène Royal), réceptacle de la loghorrée plaintive des citoyens frustrés ont ils vraiment eu une utilité ? Le saurons-nous un jour ? À vrai dire, peu importe, car cela fait partie des initiatives qui ont permi de recommencer à tisser, d'une manière nouvelle le lien entre le citoyen et ses élus. La communication a repris, c'était donc positif.
En 2008, le stade de la théorie est dépassé depuis longtemps. Depuis 2002, le maire de Paris, Bertrand Delanoë, rencontre fréquemment ses administrés dans le cadre de la Mission Démocratie Locale, et ça marche ! La concertation est le maître mot, le maire, ses conseillers municipaux et les habitants travaillent, avec les habitants qui le souhaitent à inventer une ville plus belle, plus fonctionnelle, plus éco-citoyenne, bref construisent ensemble une vie meilleure.

Un passage obligé pour la nouvelle équipe municipale toulousaine

À Toulouse, la nouvelle équipe municipale avait fort à faire. L'alternance politique est survenue après 37 années, presque un record ! La concertation, le bilan commun, plus qu'un argument de campagne étaient d'une absolue nécessité. C'est ainsi que depuis le mois de mai 2008, afin de construire un projet municipal véritablement en accord avec les souhaits des citoyens, les consultations se succèdent, dans tous les domaines. Après les Assises de la culture et les Assises de la mobilité, c'est maintenant le tour des Rencontres de la démocratie locale. Dans ce cadre-là, personne ne sera oublié, tout le monde aura droit de cité, y compris les résidents étrangers ou occasionnels.

Parmi ces derniers, les 88 000 étudiants de la ville sont invités à participer à la création du Conseil de la Vie Étudiante. Espace d'expression, ce conseil associera des élus du CROUS, des représentant des mutuelles, des universités et tous les étudiants qui souhaitent y participer. Ce sera le lieu idéal pour évoquer les problèmes spécifiques aux étudiants et faire toute remarque et proposition concernant la vie municipale. Les étudiants pourront ainsi être associés à la concertation et seront informés très précisément des décisions municipales les concernant.

Une campagne en forme de rappel
Pourquoi je vous parle de tout ça ? Tout simplement parce que la Mairie de Toulouse a souhaité confier la communication de la promotion du premier conseil de la vie étudiante à ARTMONY.
Le concept est simple et direct : les étudiants, lorsqu'ils le veulent sont capables d'une mobilisation extraordinaire. Nous avons voulu le leur rappeler en utilisant une image d'actualité de novembre 2007, durant les manifestations contre la loi Pécresse. Lorsqu'ils ont "Besoin d'être entendus", ils savent prendre la parole. Ici, bien sûr, les étudiants sont davantage invités à prévenir qu'à guérir, à anticiper qu'à protester…
Sauront-ils répondre présent ?


Par Emmanuel Quéritet - Publié dans : Politique-Citoyenneté - Communauté : toulouse
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Lundi 29 septembre 2008 1 29 /09 /Sep /2008 14:14
Hier soir, en passant devant la télévision j’ai failli avoir une crise cardiaque : on y montrait les images du dernier meeting de Ségolène Royal. Tout le monde, même les enfants, était sidéré par le spectacle affligeant qui s’y déroulait. Ségolène Royal arpentait la scène en se dandinant avec force moulinets de bras, ronds de jambes et poses christiques.

Là, je me suis dit deux choses :
 - On dirait Chantal Goya dans « ce matin, un lapin, a tué un chasseur »
 - Bigre ! Quand je lui recommandais, pendant la campagne des présidentielles, de mieux s’entourer en communication et de cesser d’improviser, ce n’était pas pour se jeter en pâture à quelque spin doctor imbécile…*

J’entends d’ici la simplicité du raisonnement qui a animé le conseiller en communication en question :
« Euh, tuois Ségo, t’es achement crispée quand tu causes en public, faudrait te décoincer… Genre : bouge tes bras, bouge ton corps !
- Oui, mais ce n’est pas comme ça que j’ai été éduquée, je me rappelle, quand j’allais au catéchisme…
- Ouais, le catéchisme ! P’tain trop bon ça ma chérie ! Dieu, tout ça, la messe, on devrait en faire quelque chose, comme ça ce sera plus naturel pour toi !
- Ah bon, vous croyez ?
- Mais ouais, j’te dis les gens adoooooooorent ça : t’as qu’à voir le Pape, tout le monde se l’arrache. Hier ils le traitaient tous de nazi et aujourd’hui, hop-là, tout le monde se presse pour lui baiser la main… P’tain je vois ça d’ici : une grande scène, toi habillée en bleu style, comment qu’elle s’appelle la mère à Jésus ?
- Marie…
- Ouais, Marie… P’tain ! Trop bon ! Comme toi : Marie-Ségolène !!!! Et on te ferait dire des trucs genre : « aimez-vous les uns les autres »
- Euh, ça a déjà été dit, vous savez… Je préfèrerais un slogan plus en rapport avec la république, vous voyez ?
- La république ?
- Oui, Liberté, Égalité, Fraternité, tout ça…
- Aimez-vous les uns les autres, fraternité ! FRA-TER-NI-TÉ ! Le voilà notre slogan !
- ...
- Ouais et pis tu mettras un jean, t'en as un de jean ?
- Euh... Non...
- Pas grave, je demande à mon assistante d'aller t'en acheter un, tu fais quelle taille ? »
Etc., etc.


Et si on arrêtait de prendre les gens pour des idiots ?
Non sans un fond d’agacement, j’ai envie de rappeler ici que la valeur d’un personnage politique ne se mesure pas uniquement à ses capacités à adopter une attitude de séduction, qu’elle soit télévisuelle ou autre. Nicolas Sarkozy a monopolisé l’attention des médias durant la campagne essentiellement par sa capacité à imposer SON style. Il ne s’est pas inventé un personnage, il n’a pas essayé d’être quelqu’un d’autre que lui-même. Et c’est justement cette totale adéquation entre le fond et la forme du personnage qui fait que tout ce qu’il dit (même les choses les plus insensées et contradictoires) sonne vrai, car il le pense et il le dit à sa manière, avec ses mots à lui.
Que faire lorsqu’un personnage politique en situation de candidature possède un handicap vis-à-vis des médias qui sont à l’heure actuelle un passage obligé? La stratégie adoptée à Toulouse par Pierre Cohen et son équipe de campagne est à bien des égards exemplaire. Candidat aux élections municipales l’actuel maire de Toulouse était alors quasiment inconnu de ses électeurs. De formation scientifique, cet ancien chercheur n’était, de plus, pas du tout à l’aise avec l’expression orale et la prise de parole en public. Ses auditeurs jugeaient généralement son propos comme confus, maladroit, embrouillé. Quelle était la solution ? Fallait-il essayer de combler ce handicap par une inscription au cours Florent pour une formation accélérée ? Fallait il lui faire suivre un stage intensif de jongleur et acrobate au Lido (école du Cirque de Toulouse) ? Lui donner des cours de guitare ? Faire relooker sa maison par Valérie Damidot (quoique ça, c’est plutôt une punition en fait) ? Aucune de ces options n’a finalement été retenue par son équipe qui, au contraire, a choisi de capitaliser sur les qualités intrinsèques du candidat : un homme timide, certes, parce que sérieux. Il y a des hommes politiques qui paradent devant des micros, d’autres qui restent dans leur bureau à travailler les dossiers. C’est sûr, les deuxièmes sont moins « marrants » que les premiers, mais, au finish, qui sont les plus efficaces ? L’image diffusée a donc été très proche de la réalité, pas forcément très sexy… Mais, encore une fois, un homme politique doit-il obligatoirement être sexy ?

Confrontés à une réalité difficile au bout d’un an de mandat de l’actuel président de la république, ses électeurs sont en train de se rendre compte, à leurs dépends, qu’un scrutin, ce n’est pas la Star Academy et que, si la personnalité du candidat a son importance, son programme en a une plus grande encore.
Pour revenir à notre propos, une transformation contre nature de Ségolène Royal en Chantal Goya me semble aujourd’hui très maladroite. On est en droit de se demander ce qu’elle sera prête à faire, la prochaine fois pour attirer l’attention… Porter des guêpières en cuir signées Jean-Paul Gaultier comme Madonna ? Reformer la gauche plurielle en roulant une pelle à Clémentine Autain sur le plateau du 20h de France 2 ? Décidément, la communication, surtout lorsqu’il s’agit d’image et de politique, n’est pas une affaire d’amateurs, ni de gros sabots. Bien communiquer c’est parfois savoir être discret, c’est parfois aussi, tout simplement, savoir être soi-même.

* Spin doctor : conseiller en communication et en marketing politique, agissant pour le compte d'une personnalité politique, le plus souvent lors des campagnes électorales. Ce terme a parfois une connotation péjorative.
Vous remarquerez que, dans mon infinie tendresse (qui va finir par s’émousser, à force) à l’égard de Ségo, je préfère l’imaginer victime d’un sombre et hypothétique gourou de la communication.
Par Emmanuel Quéritet - Publié dans : Politique-Citoyenneté - Communauté : Parlons politique
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Mercredi 4 juin 2008 3 04 /06 /Juin /2008 17:46
Il y a quelques temps, nous avons été contactés par les Publissimes pour participer à l’édition 2008 de ce concours de publicité en Aquitaine. Le thème général de cette année est particulièrement intéressant puisqu’il s’agit de décerner les Trophées de la communication responsable. 9 trophées seront décernés en tout dans des catégories différentes. Un peu notre festival de Cannes, quoi. À ce détail près que l’ensemble des projets présentés doit être en relation avec la communication durable, que cela soit au niveau du message (sensibilisation, pédagogie) ou des moyens et supports utilisés ou préconisés (matériaux recyclables et non-polluants, dématérialisation, etc.). Nous avions bien une campagne en cours pour Gaz de Bordeaux, concernant la promotion des installations d’eau chaude solaire, mais à la réflexion, nous avons choisi de ne pas concourir. Pour quelle raison ? L’Éthique, tout simplement.


Elle était pourtant bien la campagne Gaz de Bordeaux, alors, pourquoi ? Hein ? Pourquoi ?


Vous avez dit, responsable ?
Si la communication éco-responsable implique une grande rigueur dans la mise en œuvre du projet (produit ou message « durables », matériaux « écologiques », optimisation du « bilan carbone », etc.), elle nécessite évidemment un client motivé, conscient des efforts à faire pour suivre cette voie et, au départ, une agence réellement engagée dans la mise en œuvre des processus durables. Et c’est là où le bât blesse : je ne doute pas de la volonté et de la sincérité d’une grande partie des clients, notamment publics et para-publics, mais j’ai en revanche de grosses interrogations concernant la réelle capacité et volonté des agences à assumer pleinement des préconisations en communication durable. Pour être tout à fait franc, je ne connais que deux ou trois agences dans le grand Sud-Ouest en mesure de remplir l’ensemble des conditions « durables » (n’insistez pas, je n’écrirai pas leur nom ici — mais vous pouvez me téléphoner). Donc, tout comme vous, je suivrai avec attention le palmarès des Publissimes 2008, le 10 juin prochain.
Si vous avez bien suivi mon raisonnement, vous avez compris qu’aujourd’hui, à mon avis, Artmony n’a pas encore mis en place en interne suffisamment de comportements vertueux pour pouvoir prétendre conseiller des clients et encore moins concourir à un prix centré sur la problématique « responsable ».

La longue marche
Mais, on y travaille : souvenez-vous d’ailleurs de cet article, l’année dernière, où nous vous expliquions combien il était difficile pour une entreprise située en centre-ville de Toulouse de pratiquer le tri sélectif. Saviez-vous, par exemple que chaque salarié français produit en moyenne 80 kg de déchets de bureau par an, dont seulement 15% sont récupérés et recyclés ? Bien évidemment, le papier occupe une grande place dans ces déchets et une feuille de papier est recyclable 10 FOIS ( !)
Donc, nous n’avons pas baissé les bras et nous avons continué à remplir nos sacs de 60 litres et à les porter au bac de collecte volontaire le plus proche, situé à 10 minutes à pied du bureau…
Parallèlement à cela, nous commandons depuis plusieurs années l’intégralité de nos fournitures papier (ramettes, classeurs, blocs-note, enveloppes, etc…) à une SCOP toulousaine spécialisée dans le papier recyclé : ADOM Diffusion (05 61 34 00 74). Nous entretenons ainsi l’économie de proximité et, à l’inverse des gros fournisseurs de bureaux habituels par correspondance, nous limitons les durées de transports (et les allées et venues de camions).

Pour éviter ça (entre autres), il faut commencer par balayer devant sa porte !

Le miracle : Green Buro
Il y a quelques semaines la solution miracle s’est présentée à nous par l’intermédiaire d’un appel téléphonique : Mathieu Poupon, de la société Green Buro avait du entendre nos prières désespérées. Engagée dans le développement durable, sa société aide les entreprises dans la démarche du tri sélectif. Pour être clair, ils proposent :
- L’évaluation des quantités de papier et autres déchets de bureau générées par l’entreprise ;
- L’organisation de la collecte (horaires, etc.) ;
- L’information du personnel sur les bonnes pratiques ;
- Etc.
Inutile de vous dire que nous n’avons pas hésité une seconde pour nous débarasser de la corvée de portage du sac. Sans compter que Green Buro propose également de recycler les fournitures informatiques et de collecter les piles usagées.

Si vous travaillez en Haute-Garonne et que, comme plus de 61% des français vous estimez que l’entreprise ne se limite pas à un rôle financier et qu’elle doit s’élargir à la citoyenneté et à la solidarité, mais que vous ne savez pas par quel bout commencer votre démarche, il y a fort à parier que Green Buro peut vous aider.

Leurs coordonnées :

GREEN BURO
7, rue de Wagram – 31130 GRENADE
Tél. 05 61 82 96 74 – Port. 06 83 17 27 69
E-mail : greenburo@gmail.com


Et quant aux Publissimes, ma foi, je pense que si nous continuons comme ça, l'an prochain nous pourrons nous présenter la tête haute !!!!



Par Emmanuel Quéritet - Publié dans : Politique-Citoyenneté - Communauté : Ecologie et Environnement
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Mercredi 26 décembre 2007 3 26 /12 /Déc /2007 16:44
Avis aux retardataires : si ce n'est déjà fait il ne vous reste que quelques jours pour vous inscrire sur les listes électorales en vue des élections municipales et cantonales de 2008. La date fatidique est le 31 décembre. C'est ce que nous rappelle de façon sympathique l'association Niçoise Agir contre le racisme, en recyclant, avec notre autorisation, une campagne réalisée par Artmony pour Stop Racisme en 2003.

À l'époque, Stop racisme nous avait sollicité afin de contrer l'effet terrible de la présence du FN aux second tour des présidentielles de 2002, en incitant les jeunes français issus de l'immigration à s'inscrire sur les listes électorales en prévision des élections régionales. Cette campagne avait d'ailleurs reçu le prix de l'affiche aux Publissimes, à Bordeaux, en 2003. L'accroche était alors "Je suis Français, je vote"

Aujourd'hui Agir contre le racisme transforme l'accroche en "Je suis citoyen(ne), je vote", car les élections municipales sont ouvertes aux ressortissants de la communauté européenne. Cela donne ceci (merci à Corinne Courvoisier d'Agir contre le Racisme) :





Tant que je suis dans ce sujet, j'en profite pour vous signaler l'affiche plutôt réussie produite sur ce thème par la Mairie de Toulouse dans un registre bien inhabituel compte-tenu de ses habitudes de communication : la provocation. Bon, c'est sûr, ça reste un peu timide. Il aurait été bon de graisser l'accroche pour accentuer l'effet dramatique en augmentant un peu le contraste entre l'accroche-teasing et la réponse. Mais l'idée est là et il faut avouer qu'elle est bonne, alors autant la saluer :

Je ne sais pas qui est l'auteur de cette création, si vous le connaissez merci de me le dire pour que je puisse le citer *

En attendant je vous souhaite d'excellentes fêtes de fin d'année et je vous dis "à l'année prochaine" !

* : La création est de Frédéric Lascours, Directeur Artistique de l'agence Himacom à Toulouse, merci à lui pour s'être fait connaître et encore bravo.
Par Emmanuel Quéritet - Publié dans : Politique-Citoyenneté
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