Arts plastiques, BD, illustration

Lundi 18 décembre 2006
C'est le titre de l'exposition de peintures de Freddo SACARO à la Galerie de la Halle Aux Poissons, à Toulouse, du 16 décembre au 27 janvier 2007. On aurait tort de se fier à l'apparente naïveté du style de l'artiste, proche de la nouvelle figuration. En prenant le temps d'un regard approfondi, on découvre, au fil des toiles une critique lucide et désabusée de l'ordre mondial basé sur le pouvoir de l'argent.

Dans le monde de Freddo Sacaro les opprimés sont des Schtroumpfs. Ils sont boxeurs, prostituées, sdf, immigrants africains, coureurs cyclistes dopés et espagnols fusillés par les troupes Napoléonniennes. Les oppresseurs sont la bande à Mickey, Minnie, Riri, Fifi, Loulou, Goofy et Donald. Ils sont riches, ils ont le pouvoir, ils tirent les ficelles et règnent en maître sur l'eldorado : le château de la Belle au Bois dormant. Ils sont un triste miroir de l'occident pris dans la fuite en avant de la société de consommation. Au delà des thèmes, faussement comiques, le traité est appliqué, minutieux, précis, et la palette de couleur acidulée.

Les toiles vont du petit dessin format A4 représentant une scène de la vie quotidienne (la famille Mickey Mouse poussant un caddie de supermarché) au moyen format (135cm de large) pour des oeuvres plus fouillées telles que l'Hommage à Goya (ci-dessous).


L'exposition est articulée autour d'une mystérieuse scène de crime, bordée des spectaculaires bandes jaunes "CRIME SCENE - DO NOT CROSS". Un meurtre vient d'avoir lieu : au sol la silhouette dessinée à la craie de Mickey Mouse baignant dans son sang. Près du cadavre, l'arme du crime : une paire de ciseaux à bouts ronds. Qui a fait le coup ? Regardez mieux et découvrez ces traces de petits pas arrondis et bleus qui s'échappent de tous côtés, grimpant même sur les murs blancs de la pièce... Bien sûr, les Schtroumpfs sont fortement soupçonnés !


Alors, que vous soyez collectionneur ou simple curieux, filez vite à la Galerie de la Halle aux Poissons avant fin janvier 2007. Je ne prends pas un grand risque en pronostiquant que ce jeune artiste accèdera dans les temps qui viennent à la reconnaissance qu'il mérite. Sous-entendu : pour l'instant ses prix sont abordables (3500 euros maxi pour les plus grandes toiles et des petits dessins à la portée de toutes les bourses), mais cela ne durera pas.

Artmony et Freddo Sacaro : une histoire qui schtroumpfe !
Nous, chez Artmony, ça fait longtemps qu'on l'a repéré, l'ami Freddo. C'est Claude Sicre, des Fabulous Trobadors, qui nous l'a présenté en 1998, alors qu'il sortait tout juste de l'école. Nous avons réalisé ensemble le digipack et le livret intérieur de l'album "On The Linha Imaginot" (À l'époque chez Universal/Polygram). Je crois même que c'était sa première commande "sérieuse" (Ci-contre ->)

Ensuite, en 2005, pour notre carte de voeux, nous lui avons demandé de caricaturer l'équipe d'Artmony à la façon de "Charlie's Angels".
<- Ici.
À cette époque, il est vrai, j'étais entouré d'une véritable équipe de choc et de charme. Je suis stoïque, au fond, derrière mon bureau. Devant, les créatures aux poses suggestives sont Hélène (graphiste), Caroline (Assistante commerciale) et Isabelle (DA qu'on ne présente plus !).
Dire que certaines personnes ont vraiment cru que les filles venaient travailler à l'agence en robe moulante léopard pour satisfaire mes instincts lubriques ! J'ai gardé depuis une image d'infâme macho dont j'ai du mal à me défaire.

Trêve de digressions, si vous voulez en savoir plus sur le travail de l'artiste, allez faire un tour sur le site de FREDDO SACARO.



Par Emmanuel Quéritet
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 5 février 2007
  1. À l'occasion de la mise en ligne de l'album des peintures d'Isabelle Boulet, directrice artistique de l'agence Artmony, voici une petite interview de l'intéressée :

De par ton métier, tu crées toute la journée, pourquoi éprouves-tu le besoin de faire, en plus, de la peinture durant ton temps libre ?
Ce sont des images que j'ai en tête et je ressens le besoin de les faire exister.
De plus, dans ma peinture, je suis totalement libre, je n'ai aucune contrainte imposée par un client.

Quels sont les peintres qui t'influencent le plus ? Comment définis-tu ta peinture ?
J'admire beaucoup Claes Oldenburg, pour sa façon de détourner des objets usuels. Sinon mes peintres de référence sont Magritte, David Hockney (pour les couleurs), Edward hopper, Jasper Jones. J'aime aussi le travail de François Boisrond. Mais ils m'inspirent en me donnant envie de peindre, pas de copier leur style...
Ma peinture vient de mes tripes ! N'oublie pas que j'ai grandi à Nîmes ! [NDLR : la 1re toile d'Isabelle mise en ligne dans l'album est un taureau de combat].

Verra-t-on d'autres toiles bientôt ?
Oui, sans aucun doute ! Des grands formats et le blog d'Artmony en aura la primeur, bien sûr.

Merci Isabelle, et à bientôt dans ton album dédié sur le blog...
Par Emmanuel Quéritet
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 28 avril 2008
Par un beau jour d'automne 2001, un timide jeune homme de 20 ans poussa la porte d'Artmony afin de nous proposer de suivre, chez nous, une formation de graphiste en alternance. Il revenait à peine d'un voyage de plusieurs mois en Inde, sac au dos, et avait pour unique book un petit carton à dessin.

Il n'avait jamais reçu la moindre formation ni en graphisme, ni en dessin, ni en arts plastiques, mais j'ai quand même consenti (voyez comme je suis parfois magnanime) à jeter un œil pressé sur ses travaux... Bien m'en a pris, figurez-vous, car tout ce que j'ai vu était un concentré de talent assez rare, comme je n'en avais jamais observé auparavant chez un autodidacte.
Quelques jours plus tard, son contrat était signé et ce fut le début d'une aventure créative commune de deux ans. Malheureusement pour nous et heureusement pour lui, son diplôme en poche, le poisson a quitté le petit bocal pour aller s'installer dans un lac à sa mesure, au paradis de la bande dessinée, j'ai nommé l'école des Beaux-Arts d'Angoulême. Il s'appelle Sébastien Chrisostome, et souvenez-vous bien de ce nom car il vient juste de sortir un album "Nage Libre", aux éditions Sarbacane.

Alors, difficile pour moi de rester objectif... J'avais déjà craqué sur le style de Sébastien il y a 7 ans, et je dois dire que cette première œuvre confirme tous les espoirs que je plaçais en lui. On peut même dire qu'au delà d'un dessinateur doué c'est un véritable auteur qui est en train de naître. Nul doute qu'il est comme un poisson dans l'eau dans l'univers impitoyable de la BD et que bientôt, tel le héros de "Big Fish", il quittera le lac Angoumois pour continuer à raconter ses belles histoires dans l'Océan du succès.
Mais, trève de métaphores aquatiques, je préfère laisser à Sébastien le soin de vous résumer l'histoire :

Josi, Marsha et monsieur Nale, trois potes saumons remontent la rivière en quête de "saumonettes à féconder". Mais, très vite, leur soif de liberté les pousse à l'aventure :
« L'eau serait-elle plus bleue ailleurs ? »

Un road movie aquatique plein d'humour, de rebondissements et de questions existentielles.

Et pour vous donner encore davantage envie de lire cette BD, je vous propose, avec l'accord de Sébastien Chrisostome, de consulter les deux premières planches :




Œuvres de jeunesse

Vous pensez bien que je n'allais pas terminer cet article sans vous présenter quelques œuvres de jeunesse de Sébastien, traces de son talent déjà confirmé qu'il a laissé par l'intermédiaire d'Artmony chez nos clients chanceux :


1. illustration d'un panneau sur le logement des jeunes, réalisée pour le Point Info Jeunes de Castanet Tolosan.
Et c'est également un autoportrait assez fidèle de Sébastien à l'époque.





2. Quelques pictogrammes, hilarants,
réalisés pour un décor de stand de la Mairie de Toulouse au "Salon bébé" en 2002.




3. Fresque de 2m x 3m réalisée en 2003 pour la société Novacom Services (technologies spatiales).
Elle valut à Seb le surnom de "Van Gogh d'Illustrator", rapport à sa mise en couleur sur le dit logiciel.
Seb, maintenant, je peux te l'avouer :
tu croyais que je me moquais de toi en te donnant ce surnom, mais non, je le pensais vraiment !

Plus d'info sur le blog de Sébastien Chrisostome
Par Emmanuel Quéritet
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 20 novembre 2008


Pardonnez moi le jeu de mots facile, mais c’est en me plongeant, la semaine dernière, dans FLASH, l’Artbook de BENJAMIN sorti en mars 2008 aux éditions Xiao Pan que ça m’a pris. La virtuosité de son trait, le choix de ses thèmes, terriblement actuels et la modernité synthétique de sa palette font de lui une sorte de Norman Rockwell du XXIe siècle. J’entends par là que cet artiste, à la formation classique dont il a su s’affranchir, est totalement représentatif du contexte culturel dans lequel il évolue, tout en ayant une dimension universelle.

Ce jeune illustrateur et scénariste, né en 1974 dans la province du Hei Long Jiang, publie sa première BD,  Fleurs inconnues en été, en 2000. Il se spécialise rapidement dans la technique de la bande dessinée par ordinateur, écrit un traité en 2 volumes à ce sujet et devient, au fil de ses publications, l’un des maîtres absolus de la nouvelle BD chinoise. J’ai écrit chinoise ? Désolé, je pensais « mondiale ». L’imaginaire de BENJAMIN est moderne et urbain. Il évoque une Chine loin des cartes postales, une grande puissance économique, culturelle qui s’éveille à vitesse grand V, au fur et à mesure que son gouvernement lui laisse la bride sur le cou. Le dessin est parfait, sûr et nerveux, la palette riche et chatoyante comme une rue de Pékin. Le traité de la couleur évoque tantôt la BD classique, tantôt la peinture, tantôt le Graff. C’est superbe, vivant, ça palpite, les mots me manquent, alors place aux images…



Au fait, pour info, BENJAMIN sera en dédicace sur le stand des Editions Xiao Pan, du 21 au 23 novembre 2008 dans le cadre du salon de la BD de Colomiers, en Haute-Garonne.

Son dernier recueil paru : Chinese Youth, toujours chez Xiao Pan.

Bibliographie :
- Remember
- Orange
- One day T1/1
- Flash by Benjamin T1/1
- Chinese Youth T1/1

Par Emmanuel Quéritet
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 8 décembre 2008
Blu est un artiste italien spécialisé dans les fresques en milieu urbain. Le petit film que je vous présente s'intitule "MUTO". Comment le qualifier : dessin animé ? fresque ? Un peu des deux… Ce court-métrage d'animation a été réalisé à Buenos Aires, en Argentine et c'est assez blu...ffant !
Je n'ai pas beaucoup d'informations sur le parcours de ce créateur, mais on peut avoir un aperçu de ses travaux et de son actualité sur le site blublu.org.



Merci à Philippe de Radio FMR pour cette belle découverte
Par Emmanuel Quéritet
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Qui sommes-nous ?

Listen to this, baby



Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Annuaires

W3C

  • Flux RSS des articles

Recommander

Clic clic

vol

ToulouseBlog.fr
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés