Événement

Mercredi 12 septembre 2007
CULTE : le Bikini, chaudron incontournable du rock dans le sud de la France depuis 1983, détruit en 2001 par l'explosion de l'usine AZF réouvre enfin ses portes le 21 septembre 2007. Il aura fallu 6 années de doutes, d'espoirs et de galères pour que la salle mythique renaisse de ses cendres. Remercions Hervé Sansonetto et toute son équipe pour ce formidable cadeau.

Je devais avoir 17 ou 18 ans, pas plus, la première fois que j'ai mis les pieds dans ce qui était, à l'époque l'unique lieu de diffusion de musiques rock alternatives à Toulouse. C'était le début d'une longue histoire. 10 ans, des centaines de concerts (Bérurier Noir, OTH, les Sheriffs, Dau Al Set, La Mano Negra, I am, les VRP, Pigalle, les Vierges, les Wampas, Big Audio Dynamite, Doctor Feelgood, les Fleshtones, Mad Professor, Yellowman, Lee Scratch Perry, Maceo Parker, pour n'en citer qu'une infime partie) et beaucoup de dessins plus tard, je créais Artmony, "studio de création graphique". En collaboration avec l'agence de presse A Plus, nous avons proposé à Hervé Sansonetto, de publier l'organe de presse officiel du Bikini. C'est ainsi que le 1er numéro du journal du Bikini est paru en septembre 1994, avec pour toute devise "Le Bikini s'écoute, le Bikini se danse, le Bikini se lit". 17 numéros ont vu le jour sur une fréquence à peu près bimestrielle, jusqu'en 1998. Les survivants de cette époque se souviennent encore des brèves fracassantes d'Hervé, de ses éditos flamboyants et de la programmation, plus riche chaque jour. Sur ce blog, dans la rubrique "Des images", vous trouverez un album avec quelques couvertures qui reflètent autant ce foisonnement musical que l'état d'esprit potache qui règnait dans l'équipe (voir les jeux de mots douteux en titres de couv).

À l'occasion nous avions créé une typographie exprès pour le Bikini, caractère qui était encore en vigueur en 2007 dans les tracts programmes, avant qu'Hervé ne nous confie la refonte de la charte graphique :

La police BIKINI, créée en 1994 par E. Quéritet (à partir du Helvetica condensé) :
Le nouveau Logo, et ses 4 couleurs associées. Créé en 2007 par I. Boulet
Pas d'image ou de symbole : le nom suffit. La typographie, élaborée à partir du Clarendon est très lisible, son petit côté "vintage" est un clin d'œil à l'âge d'or du rock'n'roll.
La devise de l'établissement, In Bikini Dura Rock, fait désormais partie de son identité, gravée dans une trace noire. Seule touche de fantaisie : une gamme de 4 couleurs vives utilisables en alternance.

Toutes les infos sur la programmation du bikini sont disponibles sur : www.lebikini.com.
Par Emmanuel Quéritet
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 2 octobre 2007
Je sais pas vous, mais moi, le week-end, j'ai envie de tout sauf d'entendre parler de boulot ! C'est vrai, la pub, la com, la promo et tout ça, au bout d'un moment y'en a marre ! C'est pour cela que samedi dernier, j'ai pris mon petit dernier sous le bras et nous sommes allés voir un match de la coupe du Monde de rugby au stadium de Toulouse. À l'affiche un Nouvelle-Zélande - Roumanie qui promettait du beau jeu et pas mal d'essais.

Depuis la veille, la rumeur enflait en ville : les All Blacks™ étaient arrivés dans l'après-midi de vendredi.  D'ailleurs, leur équipementier, Adidas ®, avait construit un podium sur la place du Capitole en prévision d'une séance de dédicace. Après une nuit dans un hôtel de luxe du groupe Accor ™, ils sont arrivés au stadium dans un autobus, dont ils sont descendus rapidement. Certains d'entre eux avaient des petites bouteilles de Powerade™, "la boisson des All blacks ™", à la main (au fait, je ne sais pas si vous avez déjà goûté ce truc : ça a la couleur d'un produit pour wc, et ça en a aussi le goût !).
À l'extérieur du stadium, un stand vendait des bières Heineken ®, dans des gobelets en plastique que l'on n'avait pas le droit de prendre avec soi à l'intérieur de l'enceinte... Peut-être parce qu'une fois passées les barrières, c'était le territoire de l'Amstel free ™ (bière sans alcool ayant à peu près le même goût que le Powerade™, la couleur bleue en moins et les bulles en plus).
Dans les gradins, la fête battait son plein. Au bord du terrain des décorations multicolores nous invitaient à aller plus haut avec Fly Emirates™, à dépenser l'argent que nous avions sur notre compte à la Société Générale™ à l'aide de notre carte Visa™, sans oublier de nous être assurés à la GMF ®.
Sur ce, après l'incontournable Haka (CD n°2 des ventes) le match, diffusé sur Eurosport®, a commencé. Les Roumains ont pris une déculottée mémorable, 86 à 5, mais peut être était-ce dû à la mauvaise qualité de leurs maillots, fabriqués par Nike™, allez savoir... Vu leur piètre prestation l'entraîneur roumain a vraisemblablement conseillé à certains joueurs de faire appel à Vedior Bis® pour commencer à chercher un petit boulot par interim.

En tout cas, c'est sûr, le sport, y'a pas mieux pour se changer les idées !
Par Emmanuel Quéritet
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 29 mai 2008
C'est le titre d'un roman collectif d’un genre nouveau qui est en train de s'écrire en ce moment même et depuis quelques mois à l'initiative du club de la communication de Toulouse Midi-Pyrénées, dans le cadre du Marathon des Mots. Eh oui, qui l'eut cru, cette manifestation au concept fumeux, à la fois "people" et littéraire aura au moins fini par servir à quelque chose. Bref, inutile de tirer sur les ambulances, concentrons-nous sur le sujet :

Les professionnels de la communication, adhérents du club, aujourd'hui rejoints par quelques auteurs indépendants venus leur prêter plume forte, ont imaginé les aventures de Roger Mann, un mystérieux personnage qui débute tous ses chapitres par "On y va tout droit", titre d'un roman de Pascal Dessaint. Au fil des lignes et de l'inspiration des auteurs, il se promène de Lisbonne à Sidi Bou Saïd en passant par Toulouse, Zanzibar, Beyrouth, Alger, Saint-Louis du Sénégal, la Crête et même Andernos-les-Bains (pas vrai, Fred ?).
 
Chaque auteur a du pour cela se plier à des consignes très précises en glissant par exemple de façon subtile quelques titres des écrivains choisis par le Marathon des mots, le slogan de son entreprise ou client etc.
 
Pour avoir un aperçu du résultat, rendez vous sur le roman en ligne de Roger Mann.
 
Sinon, on m'informe également qu'une lecture par le comédien Julien SABATIE-ANCORA est programmée :
 
Jeudi 12 juin à 19H30
à HEBRAICA
2, Place Riquet
31000 Toulouse

 
J'ai oui dire, pas plus tard que ce matin qu'un projet éditorial se préparerait également... Je vous en informerai si ça se précise. Pourquoi votre humble et dévoué serviteur vous raconte-t-il tout ça ? Tout simplement parce qu'on murmure qu'il aurait participé à l'aventure... Saurez-vous le retrouver ?

--

Entrez en contact avec Roger Mann : romann.toulouse@gmail.com
Le Club de la communication www.clubcom-mp.com
Contacts presse : Isabelle Duchamp au 06 23 76 48 98, Jannick Ser au 06 67 87 71 29. 
Par Emmanuel Quéritet
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mercredi 17 septembre 2008
Ça y est, la nouvelle est tombée hier, peu après 18h00 : ce sera donc Marseille qui sera Capitale Européenne de la Culture en 2013.
Un résultat qui, à y bien regarder, n’est pas si surprenant que ça. En effet, il y a quelques mois, lorsque les prétendants se sont mis en lices, Marseille faisait déjà office de favori. Elle cumulait déjà de nombreux atouts majeurs : forte image et grande notoriété, adhésion et mobilisation des acteurs culturels autour de la candidature, identité affirmée…
Lorsque l’on étudie de près l’historique de la candidature Toulousaine, en revanche, cela ressemble tout à fait à l’itinéraire d’un échec sinon annoncé, du moins prévisible. Une équipe municipale à court d’idée qui ne trouve rien de mieux pour porter sa candidature que de faire appel à un personnage réputé pour sa propension à brasser de l’air et dilapider les fonds publics… Ajoutez à cela un changement d’équipe municipale en cours de candidature, une réorientation du projet en fonction de l’alternance politique, une mobilisation réelle, mais tardive des acteurs économiques : tout cela manquait franchement de sérénité pour pouvoir réellement prétendre au succès.

Des logos qui parlent
Tout à ma réflexion sur le sujet, depuis quelque jours, je me suis livré à un exercice dont vous, amis lecteurs, semblez être particulièrement friands : l’analyse critique des logos des villes candidates.

- Je passerai rapidement sur le logo Lyon 2013 (normalement un gif animé qui change de couleur). Pas grand chose à dire : comme la ville d’où il est issu, il est gros, pas très beau, il prend beaucoup de place mais n’est pas très excitant… Le reste de la candidature, si j’en crois leur site internet, était d’ailleurs à l’avenant, je la qualifierais de « poussive ».

- Le logo de Toulouse 2013 n’est pas non plus un chef d’œuvre en la matière tant on pourrait croire que sa typo manuscrite gentillette et faiblarde est issue des travaux préparatoires d’un mauvais élève de première année de BTS communication visuelle. Sans inventivité ni talent, voire même bâclé, ce logo présente un déficit signifiant pathétique. Ah si, y’a du rose. Eh ouais les mecs : Toulouse ville rose, con ! À pleurer je vous dis…

Passons maintenant aux choses sérieuses : les bons élèves !

- Le logo de Bordeaux 2013 est révélateur, à mon sens aussi bien de la grande richesse de cette ville en matière de création graphique (j’aurai l’occasion d’en reparler), que de son corollaire obligé pour réussir de belles choses : la capacité des décideurs à choisir et assumer des créations originales et de bon goût… Ici tout l’impact vient d’une idée simple : cette typo futuriste qui permet de faire du « B » de Bordeaux, le chiffre « 13 ». On y associe un bandeau dégradé arc-en-ciel évoquant la diversité, la pluralité à la fois des acteurs et des disciplines. En résumé : futurisme, richesse et diversité, fusion du nom de la ville avec la date… C’est ce que j’appelle un excellent logo qui allie pertinence signifiante et esthétique.

- Pour finir, le logo de Marseille est, à l’image du succès de la ville dans la compétition, une grande réussite. Il évoque à merveille l’identité de la cité et de sa région : cette diversité culturelle réelle, ces différences en action qui structurent réellement le projet pour finir par en faire un tout harmonieux et chatoyant. Son originalité structurelle, sa capacité à surprendre sans trahir ses racines ne compromettent cependant pas le positionnement institutionnel de la candidature. Vu d’Allemagne, d’Angleterre ou même de Lille ou de Toulouse, sans même connaître le contenu du projet, voilà un logo qui donne envie d’aller faire un tour à Marseille en 2013.
J’ai souvent tendance à dire qu’un logo résume à lui seul l’ensemble des problématiques de communication. Un logo réussi part souvent d’un cahier des charges complet et bien structuré, lui-même basé sur un projet à l’identité riche…

Alors, maintenant, on fait quoi, nous les losers ?

Une fois les larmes séchées, les rancœurs éteintes, le sac de persiflages vidé, on relève la tête et on regarde autour. C’est quoi, le label 2013 ? Une étiquette, rien de plus ! Avons-nous besoin de porter une étiquette « capitale culturelle » pour en être une vraiment ? Des villes comme Barcelone, Bilbao, Florence, ont-elles besoin de porter cette étiquette pour rayonner au niveau Européen, voire mondial ?
Pendant sa campagne électorale, Pierre Cohen, le nouveau Maire de Toulouse a dit « Toulouse doit être une capitale culturelle tous les jours et tous les ans », et il avait raison. Devenir une capitale culturelle, ce n’est pas s’agiter tout d’un coup en montant un dossier pour un quelconque concours ou label ! C’est, au contraire, impulser une véritable dynamique qui se traduit, entre autre, en accompagnant et soutenant de façon durable les infrastructures et les réseaux qui permettent de favoriser la richesse et le rayonnement culturel de la ville.  C'est mettre en place les politiques d'équipement, d'échanges, de formation qui permettent l'émergence et l'épanouissement des talents. Donc, Monsieur le Maire, quand j’entends « Toulouse capitale culturelle tous les jours et tous les ans », je n’ai qu’un mot à vous dire : chiche !
Par Emmanuel Quéritet
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Mardi 23 septembre 2008
Hier soir, 22 septembre, avait lieu la présentation de la prochaine saison et des grandes lignes de la programmation de la salle de concerts Le Bikini à Toulouse pour l'année 2008-2009. Quand je pense qu'il y a déjà un an, le temple du rock en Midi-Pyrénées réouvrait ses portes après 6 longues années d'absence. Mais je ne vais pas réécrire ici, l'article que j'avais écrit .
J'avais juste envie de partager avec vous ma joie de voir ce défi relevé et remporté haut la main, et d'exprimer mon amitié et mes félicitations à Hervé Sansonetto, sa famille, son équipe...

Une fois n'est pas coutume dans ce blog, c'est avec les mots d'un autre que je vais le faire :


Tu seras un homme, mon fils.
Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et, sans dire un seul mot te remettre à bâtir
Ou perdre d'un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir.

Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre,
et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre.

Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter les sots,
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d'un mot.

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frères
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi.

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, sans laisser ton rêve être ton maître
Penser, sans n'être qu'un penseur.

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu peux être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant.

Si tu peux rencontrer triomphe après défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front.
Si tu peux conserver ton courage et ta tête,
Quand tous les autres la perdront.

Alors, les rois, les dieux, la chance et la victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut mieux que les rois et la gloire,
Tu seras un homme, mon fils.

Rudyard Kipling
Par Emmanuel Quéritet
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Qui sommes-nous ?

Listen to this, baby



Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Annuaires

W3C

  • Flux RSS des articles

Recommander

Clic clic

vol

ToulouseBlog.fr
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés